Bonne nouvelle!Enfin, notre site internet. Visitez-le au lien http://www.foiculture.archidiocesecotonou.org/. Suivez la Huitième édition de Les Maux de ma foi sur le Thème: les vertus au service de l'éducation: où en sommes-nous aujourd'hui? ce samedi 30 Avril 2016 à 16h 30 sur les ondes de la radio Immaculée Conception. Visitez la rubrique "Un prêtre vous écoute" pour découvrir les riches enseignements apportés à quelques préoccupations parvenues à nos Pères SUR Pâques et sur d'autres sujets divers.Prochaine compétition de Amusons-nous ce lundi 02 Mai 2016. Le BLOG vous fait ses excuses pour les ratés liés à des problèmes de connexion qui surviendront de temps à autre. Merci!
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La Miséricorde du Seigneur est pour tous

La miséricorde du Seigneur est pour tout le monde » L’expérience de Cadillac en prison
Dieu me hait. Il n’écoute pas mes lamentations, pour moi c’est trop tard. Vraiment ? Parfois nous avons le sentiment que nos appels à la miséricorde rencontrent en Dieu une sourde oreille. En dépit de notre désir profond et sincère de réconciliation, nous hésitons à nous abandonner totalement à Lui et espérer qu’Il comprendrait « qu’au moins nous essayons », et qu’il nous donnerait peut-être une autre chance, une autre opportunité de faire ce que nous faisons le mieux, c’est-à-dire continuer de pécher. Et puis un jour, nous réalisons : Dieu est si bon que lorsqu’Il nous voit pécher, courir à notre ruine, Il nous poursuit, nous appelle et nous accompagne jusqu’aux portes de l’enfer. Là nous entendons la voix de Dieu demandant de tourner le dos au péché, sinon nous tomberions dans les abysses. Nous nous arrêtons et nous retournons ; nous voyons Jésus Lui-même qui nous appelle, Lui avec ses blessures, et tant de paroles éloquentes, Il appelle chacun d’entre nous à lever les yeux et contempler les grâces dont Il nous a dotées pour assurer notre éternel salut. Oui, nous continuons de résister à la grâce de Dieu ; nous sommes effrayés et nous doutons aussi. Nous ne pouvons pas concevoir comment Dieu serait si miséricordieux et viendrait à notre secours, quand nous n’avons rien fait que l’offenser encore et encore. La grâce de Dieu est sans limite ! Assez puissante pour reconstruire même la vie la plus détruite. Jusque dans cette prison, derrière ces hauts murs de béton, nous pouvons vivre en portant témoignage de la miséricorde et du pardon, simplement en les attendant et en les acceptant avec amour. Dieu ne s’intéresse pas à ce que nous avons été. Il ne s’intéresse qu’à ce que nous sommes, et si j’ai appris une seule chose en apprenant à connaître le Bienheureux Père Lataste, c’est celle-ci : Il m’a aidé à découvrir l’espérance qui est en moi, et j’ai pris conscience que cette espérance est plus forte que les blessures reçues et infligées. Notre Eglise est un peuple de pécheurs pardonnés, justifiés et sauvés par le Christ, rassemblés par le Saint Esprit pour témoigner de la miséricorde du Père qui aima tellement le monde qu’Il donna le seul Fils qu’Il ait engendré pour sauver ce monde (Jean 3,16-17). En qualité de chrétiens et catholiques, nous sommes les premiers bénéficiaires de l’amour divin qui appelle, accueille, pardonne et espère. Nous n’avons pas été oubliés. Nous ne le serons jamais. Matthieu (18 :21) nous rappelle que le Christ place un immense espoir dans le pécheur repentant, exhortant les chrétiens à faire confiance aux pécheurs qui continuent de pécher et à leur pardonner soixante-dix fois, c’est-à-dire TOUJOURS.

La miséricorde de Dieu est tellement infinie que Jésus nous répète sans cesse combien Dieu le Père nous accueille, nous pardonne, nous garde son espérance et se réjouit quand nous revenons à Lui. Nous pouvons clairement voir dans la parabole du fils prodigue que Dieu nous accueille sans nous interroger sur notre passé et sans nous faire aucun reproche. Le fils prodigue n’a même pas le temps de demander pardon. Son père court vers lui et l’entoure de ses bras, l’embrasse tendrement et ordonne à ses gens de commencer les préparatifs de la fête, car son fils bien-aimé est de retour ! Exactement comme Dieu se réjouit de notre retour vers Lui. (Luc 15,11-32) Les Evangiles sont pleins de semblables histoires dans lesquelles nous voyons clairement combien Jésus aimait les pauvres, les pécheurs, les parias, les exclus, les malades : Comment Il fait confiance à la femme adultère sans la condamner (Jean 8,1-11), à Zacchée qui Le reçut chez lui (Luc 19,1-10), à Marie-Madeleine (Luc 7,36-50), à la Samaritaine (Jean 4,1-26), etc. Il ne saurait en être autrement puisque Jésus est l’image du Dieu invisible (Col. 1,15), du Père des miséricordes (2 Cor. 1,3). Il n’est donc pas de meilleur moment pour revenir vers le Christ que MAINTENANT. Quand nous nous sentons écrasés par le poids de nos croix. Quand nous portons le fardeau du péché et sommes désespérés. Il est important de réaliser que Dieu ne nous a pas abandonnés. Il attend seulement de nous montrer Sa miséricorde, car là où abonde le péché surabonde la grâce. Tels le bon larron sur la croix, demandons à Dieu son pardon et sa pitié, demandons avec confiance car Il ne nous a jamais abandonnés. Jamais !

Robert G., OPL. Norfolk Un Frère de la communauté de Béthanie à l’intérieur de la prison de Norfolk

Mon expérience avec Dieu au désert de Sinaï

Deux semaines, le silence, le désert, un grand groupe... Lorsqu'on m'a parlé la première fois de cette retraite, tous ces aspects m'ont sauté au visage ! Qu'en penser ? Indépendamment, chacun de ces points m'interrogeait : alors tous ensemble… Ma curiosité était assaillie de questions. Je ne savais pas à quoi m'attendre et, bien qu'étant à des milliers de kilomètres de Paris, je craignais de retrouver une aventure tumultueuse éloignée de ce que j'imaginais pour une retraite. Mais une fois sur place, quel soulagement ! L'abandon, la confiance... la joie. Ce que j'y ai trouvé répondait à mes besoins au-delà de mes attentes: elle a apporté des réponses aux questions que je n'arrivais pas à formuler. Depuis, l'équilibre de cet exemple de vie qui va à l'essentiel ne manque pas de me rattraper et j'espère pour longtemps.
Amaury, Communauté de l'Emmanuel

Témoignage sur les familles

En ce mois de décembre, nous vous invitons à contempler nos familles, sanctifiées par la naissance du petit Enfant Jésus dans la Sainte Famille. C'est le premier lieu d'éveil de l'enfant, mais également, première occasion de rencontre avec l'Homme et, par ricochet, avec Dieu. La famille est à la fois source de joie et de peines. Et Jésus vient à Noël nous assurer de son Amour pour nos familles. Puissions-nous, à travers ce témoignage, communier dans la charité ecclésiale avec toutes les familles, attaquées de part et d'autres par de pseudo doctrines, épinglées par la quatrième édition des Maux de ma foi sur le sujet, ou qui souffrent d'un deuil ou bien encore d'une quelque souffrance.



Deux ans et demi après la mort de leur fille Sophie, en Guyane, sur la route des JMJ de Rio, ses parents publient un témoignage familial. Rencontre à la veille du jour de prière pour les défunts.


Deux ans et demi après la mort de votre fille Sophie, comment allez-vous ?


François – Rien ne sera plus jamais comme avant. Je ne crois pas à un retour progressif à la normale. Mais ce deuil nous a « travaillé » le cœur, l’âme, et la grâce fait son œuvre, au fil du temps. Il y a eu dans la mort de Sophie une grande violence qui m’a laissé « sur le carreau » pendant des mois.

Béatrice – On vit désormais dans l’acceptation d’une absence qu’on apprivoise. Remarquez une chose : on parle de veuve, d’orphelin, mais il n’existe pas de mot pour désigner des parents qui ont perdu un enfant. Parce qu’il n’y a pas de mots pour une telle souffrance…


Une religieuse québécoise vous a dit : « Vous devez quitter l’image de la Sophie terrestre et imaginer la Sophie céleste ». Comment le comprenez-vous ?
B. – Cette phrase m’a sur le moment choquée. Comment renoncer à des souvenirs terrestres ? Puis elle m’a invitée à une sorte de conversion du regard. Sophie ne reviendra pas ici-bas. Elle nous attend et nous invite à la rejoindre.


Dès ici-bas ?
B. – Certainement. Dans la prière et par la messe. Quand le prêtre élève l’hostie, je vois dans cette présence réelle du Christ la présence de notre fille et de tous les habitants du Ciel. Cette même religieuse a ajouté : « Vous avez apporté Sophie sur la patène de l’eucharistie, dans la lumière divine. Quel plus beau cadeau pouviez-vous lui faire ? »


F. – Cette phrase m’a libéré. Je souffrais d’une énorme culpabilité, car c’est moi qui ai encouragé Sophie à partir aux JMJ. Si le devoir de parents chrétiens est de conduire leur enfant au Ciel, alors on a peut-être accompli notre mission, même si nous aurions souhaité sans doute le vivre autrement…


Quelle relation gardez-vous avec Sophie ?
F. – Une relation directe. Je lui parle, je sais qu’elle m’entend là où elle est, dans le cœur de Dieu.


B. – Directe aussi. J’étais récemment à Lourdes en train de dédicacer notre livre et je lui disais : « Qu’est-ce que tu me fais encore faire ! ». Je me suis mise à rire. J’entretiens avec elle un dialogue silencieux.


Vous souriez comme si vous étiez en paix. L’êtes-vous vraiment ?
F. – Oui, mais ce fut long et difficile.


B. – Il y a des hauts et des bas, des oscillations.


Comment faire son deuil ?
B. – Je n’aime pas cette expression. On ne « fait » pas son deuil, c’est le deuil qui nous fait. Le deuil, pour moi, c’est arriver à tenir debout sachant que j’ai au Ciel des intercesseurs qui m’aident invisiblement à vivre la séparation et à grandir vers Dieu malgré l’épreuve.

[…]


Source: Magazine La famille chrétienne

Témoignages sur le Purgatoire

En ce mois de novembre, nous vous invitons à prier pour les défunts et les âmes du purgatoire. Pour cela, nous vous proposons le témoignage de Padre Pio et les âmes du purgatoire. 

Apparitions d'âmes du Purgatoire dans la vie de Padre Pio

1ère apparition d'âmes du purgatoire au Padre Pio  
Quatre capucins morts silencieux devant la cheminée

Padre Pio fit ce récit aux "fratini" (jeunes garçons éduqués par les capucins), un soir de février 1922, à san giovanni rotondo : 
" Maintenant, écoutez ce qui m'est arrivé. Voici quelques jours : Descendu un soir près du feu (le foyer de la communauté) pour m'y réchauffer, j'eus la surprise d'y trouver quatre religieux que je n'avais jamais vus, assis à coté de la cheminée, avec le capuchons baissé, et silencieux. je leur adresse le salut habituel : " loué soit jésus-christ" ; aucun ne me répondent. Etonné, je les regarde attentivement pour savoir qui ils sont, mais je ne les reconnais pas.  Je reste debout quelques minutes, tout en les observant, et ils me paraissent souffrir. Je les salue de nouveau sans obtenir de réponse.
"J'allai alors demander si des confrères de passages étaient là. Le père supérieur me répondit: "Padre Pio, qui monterait jusqu'ici par ce mauvais temps ?
-Père gardien, en bas, auprès de notre feu, il y a quatre capucins assis sur les bancs, avec leurs capuchons baissés, et qui se chauffent. Je les ai salués, mais ils n'ont pas répondu. je les ai regardés attentivement et n'en ai reconnu aucun. Je ne sais pas qui ils sont.  Le père gardien s'écria : " Serait-il possible que des frères de passage soient arrivés sans que je le sache ? Allons voir. Mais auprès du feu nous ne trouvâmes personne. Je compris alors qu'il devait s'agir de quatre religieux défunts qui subissaient leur purgatoire en ce lieu oú ils avaient offensé le Seigneur. Je suis alors resté toute la nuit en prières devant le Saint - Sacrement pour leur délivrance."

2ème apparition d'âmes du purgatoire au Padre Pio

Le mendiant brûlé vif par sa cigarette pendant son sommeil.

Padre Pio fit cet autre récit à Mgr Costa, évêque de Melfi, un après-midi de mai 1922 :  " Nous étions en pleine guerre mondiale. Le couvent de San Giovanni Rotondo - comme tous ceux de la Province Monastique - était dépeuplé, tous les religieux ayant  été appelés sous les drapeaux; le Collège séraphique occupait le couvent, dirigé par Padre Paolino da Casacalenda et par moi-même.  
Par un après-midi d'hiver, Assunta di Tommaso, soeur de Padre Paolino, arriva au couvent. Elle venait voir son frère pour quelques jours. Il avait neigé abondamment. Aussi, avant la tombée de la nuit, le religieux conseilla- t-il à sa soeur de redescendre au village et d'aller loger chez Rachelina Russo, bienfaitrice du couvent. Assunta refusa de partir seule : retourner au village à travers cette neige, c'était courir le risque d'être mise en pièces par quelques loups errants et affamés, d'être agressée par un malandrin. Padre Paolino lui rappela alors : " Mais, Assunta, tu sais que le couvent est soumis à la clôture, et que les femmes ne peuvent y entrer. Que faire ?
- Fais- moi apporter une couchette dans cette pièce et, pour cette nuit, je m'en contenterai. Demain, j'irai chez Rachelina
 - Bon, si tu t'accommodes de passer la nuit ici dans le parloir , je vais te faire préparer un lit, et tu pourras te reposer tranquillement." 
 Il demanda à quelques « fratini » d'installer un lit de camp et d'allumer du feu dans la cheminée pour réchauffer la pièce.  Après le dîner, après avoir installé les garçons au dortoir, Padre Paolino  dit à sa soeur :  « je vais réciter le chapelet à l'église. Tu n'as qu'à bavarder avec Padre Pio. »
- " Non, j'y vais aussi."
En sortant, ils fermèrent la porte  et je restai seul auprès de la cheminée . J'étais en train de prier, les yeux mi-clos, quand la porte s'ouvrit. Je vis alors un vieillard enveloppé dans un manteau, semblable à ceux que portaient les paysans de San Giovanni Rotondo. Il vint s'asseoir près de moi. Je le regardai, mais sans me demander comment il avait pu entrer dans le couvent à cette heure.
"Qui es tu, que veux tu ? lui dis-je.
- Padre Pio, je suis Pietro Di Mauro, fils de feu Nicolas, surnommé Precoco. Puis il ajouta :  Je suis mort dans ce  couvent, le 18 septembre 1908, dans la cellule n°4, quand il y avait encore  ici un asile pour les mendiants. Un soir, sur mon lit, je me suis endormi en fumant une cigarette encore  allumée. Elle a mis le feu à la paillasse, je suis mort asphyxié et brûlé. Je suis encore en purgatoire. J'ai besoin d'une sainte messe pour être délivré. Le seigneur m'a permis de venir vous demander votre aide.
Sois tranquille, lui dis-je, demain je célèbrerai ma messe pour ta délivrance." Je me levai et l'accompagnai jusqu'au portail du couvent pour le faire sortir. A ce moment, je me rendis compte que ce portail était fermé et barricadé. Je l'ouvris et renvoyai le vieillard. La lune éclairait comme en plein jour la place recouverte de neige. Quand je ne le vis plus devant moi, saisi de crainte, je refermai le portail, revins dans le parloir et me sentis défaillir.
Padre Paolino et sa soeur revinrent après avoir dit le chapelet. En me voyant blême, décoloré, ils crurent à un malaise. Après avoir souhaité une bonne nuit à Assuna, Padre Paolino m'accompagna à ma cellule. Mais je ne soufflai mot de l'apparition du défunt.
"Quelques jours après le départ d'Assunta, Padre Paolino voulut savoir ce qui m'était arrivé le soir ou je m'étais senti mal. Je lui avouai jusqu'aux moindres détails de cette apparition d'outre-tombe, et j'ajoutai : " Ce soir là , je ne pouvais pas dire en présence de ta soeur qu'un défunt m'était apparu, car elle n'aurait pas voulu dormir dans cette pièce"
Padre Paolino voulu vérifier ce qui concernait ce mendiant. Après avoir tout noté, il se rendit au bureau de l'état civil de la commune,  et il eut confirmation de tout ce que Padre Pio lui avait raconté. 

3ème apparition d'âmes du purgatoire au Padre Pio
 
Apparition d'un novice dans le choeur de l'église 

Un autre récit de Padre Pio rapporte l'apparition d'un novice. Il priait un soir dans le choeur quand il fut intrigué par un remue-ménage autour de l'autel.  Croyant que quelqu'un était entré dans l'église avec de mauvaises intentions, il demanda : "Qui est-là ?" Pas de réponse. Le père se remit en prières, supposant que c'était le vent, mais le bruit se fit à nouveau entendre. Padre Pio s'approcha alors de la grille du chœur, regarda le maitre-autel et aperçut la silhouette d'un jeune novice en train de faire du nettoyage. Il lui dit : "Que fais-tu là-bas ? --- Je suis en train de nettoyer.---. Mais comment peux-tu faire cela dans l'obscurité ?" Et le novice répondit : "Je suis un novice capucin qui fait ici son purgatoire. J'ai besoin de secours." Puis  il disparut.  Le lendemain, Padre Pio vint à son aide en célébrant la messe pour lui.

Témoignages sur le Purgatoire

En ce mois de novembre, nous vous invitons à prier pour les défunts et les âmes du purgatoire. Pour cela, nous vous proposons le témoignage de Padre Pio et les âmes du purgatoire. 

Padre Pio et le Purgatoire

Padre Pio avait l'habitude de recommander à ses fils spirituels la dévotion aux âmes du purgatoire.
Il suggérait de prier souvent pour les esprits trépassés qui se trouvent encore dans un état de purification et de leur demander des grâces et des faveurs. Il disait que puisqu'ils se trouvaient dans une condition de souffrances en attente de la béatitude, ils appréciaient grandement l'aide des prières des vivants et qu'ils se souviendraient avec une grande sollicitude de leurs bienfaiteurs.
Le père était très lié aux trépassés. Sur sa table de nuit, il conservait les photos de ses amis et parents défunts. Lorsqu'il parlait d'eux, il ne les traitait pas comme des personnes lointaines, mais vivantes et présentes.
Parfois, quand il était seul dans sa cellule, il parlait avec les morts à haute voix, comme s'il les voyait. En réalité, il les voyait vraiment. Les religieux qui vécurent à ses côtés ont raconté qu'il leur disait souvent avoir reçu la visite de personnes décédées qui lui demandaient des prières.

Tout ce monde de l'au-delà était, pour Padre Pio, une réalité concrète. Tout en vivant intensément chaque instant de son existence terrestre, sa pensée était toujours fixée sur le monde spirituel invisible car il savait que c'était l'univers de la réalité absolue. Son rapport avec les saints était très concret. Il considérait les saints comme des frères chanceux qui avaient atteint la patrie, qui étaient proches de Dieu, et qui pouvaient donc l'aider et aider les gens pour lesquels il priait.  Il était toujours très occupé à prier pour quelqu'un en particulier. Il promettait à ceux qui allaient le trouver pour se recommander à ses prières, de s'occuper d'eux. Et il tenait ses promesses. 

Ce comportement du bienheureux vis-à-vis de l'au delà pourrait sembler simpliste aux yeux de certains, car trop semblable au comportement vis-à-vis des gens en ce monde.En réalité, il est faux de penser que le monde de l'au delà est totalement différent du notre. Les personnes qui meurent et passent dans l'au-delà ne perdent pas leur identité. Elles parviennent à la perfection de ce qu'elles sont. Elles entrent dans une dimension privée des limitations imposées par la matière, par la contingence de notre condition. Mais leur personnalité, leur âmes, leur intelligence, les valeurs spirituelles absolues dans lesquelles dans lesquelles elles ont cru en ce monde, leurs liens affectifs et leurs sentiments, ne changent pas : tout est clarifié, purifié et amplifié par la vérité totale dans laquelle elles se trouvent désormais.
Tout ceci est la "communion des saints" que nous professons dans le "credo", chaque dimanche à la messe. La communion des saints signifie que tous les fidèles, ne formant qu'un seul corps en Jésus-Christ, profitent de tout le bien qui est et qui se fait dans ce corps, à savoir dans l'Eglise universelle. Les saints du paradis et les âmes du purgatoire font partie,eux aussi, de la communion des saints, car liés entre eux et avec nous par la charité, les premiers reçoivent nos prières et les seconds nos suffrages, et tous intercèdent pour nous auprès de Dieu. Les hommes et les femmes vivant sur la terre, les âmes du purgatoire et les saints du paradis forment le même corps dans le Christ et participent à tout le bien qui se fait dans ce corps. 

Padre Pio enseignait, avec la plus grande simplicité unie toutefois à un sens très concret des choses, à vivre la vérité du corps mystique. Il priait et il souffrait pour aider spirituellement les personnes vivant en ce monde, mais aussi celles qui se trouvaient au purgatoire. Il s'était offert en victime pour sauver  les pécheurs et pour libérer les âmes du purgatoire de leur prison.
 " Depuis longtemps je  sens un besoin en moi : m'offrir au seigneur comme victime pour les pauvres pécheurs et pour les âmes du purgatoire. Ce désir n'a cessé de grandir toujours davantage en mon cœur, si bien qu'il est devenu, dirais-je, une forte passion. J'ai fait plusieurs fois cette offrande au Seigneur, le conjurant de vouloir déverser sur moi les châtiments qui sont préparés pour les pécheurs et pour les âmes du purgatoires, même en les centuplant sur moi pourvu qu'il convertisse et sauve les pécheurs et admette bien vite au paradis les âmes du purgatoire. Mais je voudrais faire cette offrande au Seigneur pour lui obéir,car il me semble que c'est précisément Jésus qui le veut.(Au Père Benedetto de San Marco in Lamis)."

Enseignement de la semaine

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