Bonne nouvelle!Enfin, notre site internet. Visitez-le au lien http://www.foiculture.archidiocesecotonou.org/. Suivez la Huitième édition de Les Maux de ma foi sur le Thème: les vertus au service de l'éducation: où en sommes-nous aujourd'hui? ce samedi 30 Avril 2016 à 16h 30 sur les ondes de la radio Immaculée Conception. Visitez la rubrique "Un prêtre vous écoute" pour découvrir les riches enseignements apportés à quelques préoccupations parvenues à nos Pères SUR Pâques et sur d'autres sujets divers.Prochaine compétition de Amusons-nous ce lundi 02 Mai 2016. Le BLOG vous fait ses excuses pour les ratés liés à des problèmes de connexion qui surviendront de temps à autre. Merci!
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Un prêtre vous écoute/ Pour un coeur à coeur


Cette rubrique est une possibilité offerte aux internautes pour poser diverses préoccupations personnelles à un prêtre; ainsi que des intentions de prières. Pour préserver l'anonymat, vous pouvez écrire directement dans la boîte électronique de " Les Maux de ma foi" sous un pseudonyme:  lesmauxdemafoi@gmail.com ou publier directement votre préoccupation sur le blog, dans cette rubrique "Un prêtre vous écoute", si tel est votre choix. A vos plumes donc!

1) DISCERNER UN RÊVE:

Question  de Amélia Cadelle.

Bonjour Mon Père!
Je suis Amélia Cadelle.
J'étais pourchassée quand j'étais beaucoup plus jeune. J'avais même peur d'être très seule dans la chambre. Je disais qu'ils sont dans l’armoire..... Mais, ça va. Quand on a annoncé le forum sur le thème de la sorcellerie, jai voulu mieux comprendre ce que je craignais....
  Mais, ce qui demeure actuellement c'est que je ne me rappelle plus des rêves. Mais les cauchemars, si.....


 REPONSES AUX QUESTIONS DE AMELIA CADELLE.

Père Serge Martin AÏNADOU, Cotonou
Je vous salue ma fille dans le Christ, notre Rédempteur. Le problème des rêves, d'un point de vue psychophysiologique, peut être lié à une mauvaise digestion de ce que nous mangeons et aux heures indues de repas les soirs. C'est une première hypothèse qu'il faut envisager et éliminer. A quelle heure mangez-vous les soirs? Si vous mangez tard, vous aurez de la difficulté à digérer plus facilement. Or, si vous digérez mal, vous serez pertubez la nuit dans votre repos, et du coup, le cerveau, fonctionnant mal, vous aurez un sommeil agité, accompagné de cauchemards ou de mauvais rêves. Lorsque, vous aurez réglé ce problème, s'il existait, et que, malgré cela, la situation persiste, alors, nous avons affaire à un problème plus spirituel. Et sur ce plan, il vous faut vous rapprocher d'un prêtre pour un accompagnement spirituel. Mais avant, fréquentez régulièrement les sacrements, notamment les sacrements de l'eucharistie et de la réconciliation ( la confession). Vous évitez de fréquenter les lieux douteux, les mauvaises compagnies invitant à des pratiques occultes ou à des jeux peu sains... En dernière analyse, il convient de chanter régulièrement le Magnificat de la Vierge Marie et de rendre régulièrement visite au Saint Sacrement pour adorer Jésus et dominer votre peur que, Lui, il a vaincu par sa passion, mort et résurrection.

Un rêve oublié n'a rien de dramatique. En revanche, faites un bon examen de conscience quotidien avant de vous en dormir. Je vous bénis.




2) POURQUOI JÉSUS EST TOUJOURS REPRÉSENTE SUR UNE CROIX APRÈS SA RÉSURRECTION?:

Question  de DUMAS ADISS, Parakou 

Notre Seigneur Jésus Christ est crucifié sur la croix et il est mort, mis au tombeau et ressuscité le 03 jour.
Mais pourquoi chez nous les catholiques on représente toujours Jésus sur la croix crucifié au lieu d'une croix en bois simple.


 REPONSES AUX QUESTIONS DE DUMAS ADISS.

Père Serge Martin AÏNADOU, Cotonou

 La croix est l'instrument de notre Rédemption. Jadis, c'était un objet abject, répugnant sur lequel les Romains crucifiaient les Hors la loi. Dès alors que le Christ a été crucifié sur la croix, cet instrument de mort a été transformé en bois de salut, nous rappelant l'abaissement total d'un Dieu-Amour, mort pour nous afin de nous rendre la Vie de Dieu. On ne peut évoquer l'humilité de Dieu sans parler de la croix, qui par sa forme, relie les hommes entre eux d'une part et de l'autre, le Ciel et la Terre.  C'est par cette croix que l'on nous reconnait comme disciple d'un Christ mort et résuscité. Il y a un autre réalisme de la croix qui semble dérouter votre sens un peu triomphaliste: c'est le fait qu'on continue de présenter une croix sur laquelle Jésus ressuscité est toujours en forme de crucifixion. C'est légitime comme préoccupation. Seulement, il est évident que le Ressuscité n'est plus sur une croix. Il est dans Sa Gloire, une Economie de Vie divine, vécue au coeur des Sacrements et vers laquelle Il nous entraîne en Eglise. Si les premiers chrétiens ont compris qu'il faille conserver l'image d'une croix avec la représentation symbolique d'un Jésus crucifié et ce, sans honte ni peur, c'est pour signifier la pure évidence de sa mort, de ce pont désormais moins dramatique vers la Vie; c'est pour rappeler qu'à sa suite, nous portons aussi notre croix, nos souffrances humaines, le poids d'une vie désormais soulagé avec cette ferme assurance qu'en Jésus mort et ressuscité tout cela est vaincu.

La tendance à fuir la croix peut se traduire par cette tentation à rechercher des raccourcis de bonheur que miroitent les marchands d'illusions à travers les sectes, eux-mêmes, plongés dans un mensonge notoire et sans issue à l'image des faussaires de Dieu ( entendez ceux qui s'autoproclament Dieu ou, se font passer pour ce qu'ils ne seront jamais dans l'être comme des expressions du genre "je suis dieu", "je suis prêtre"...) . Jésus ne nous a jamais menti. La croix en est la preuve. Il n'est pas un démagogue, encore moins un magicien séducteur, attirant du monde par appâts et par de trop beaux discours de prospérité; la croix en est la preuve. Pas d'évangélisme! Le paradoxe de la croix, c'est que tous les saints de l’Église ont entrepris aussi le chemin décapant de Golgotha, avant de parvenir à la gloire de la sainteté. D'aucuns ont souffert dans leur chair  les persécutions: ce sont les martyrs comme les saints Pierre, Paul, Maria GORRETHI. D'autres ont souffert de graves maladies, offrant en sacrifice, comme saint Paul, leurs souffrances physiques pour la conversion des pécheurs et du monde. On parle par exemple de la transverbération en théologie. D'autres encore ont porté les marques vivantes des clous de Jésus avec d'abondants saignements défiant les lois de la physique et de la physiologie humaine: ce sont les saints stigmatisés comme saint Pio. En présence même de la croix, le démon tremble et fuit; car l'obéissance du Christ prend le contre pieds de son orgueil et il confesse Sa Royauté et Sa Victoire.

Que l'horreur de la croix ne t'effraie point, mon fils. Que le réalisme avec lequel l'évangile nous relate ces évènements historiques ne te trouble point. Ce sont les critères de l'authenticité même de ce qui nous est rapporté par les évangélistes et les preuves que nous ne nous sommes pas trompés en suivant le Christ  qui n'est point un farceur; mais un Dieu Amour qui ne peut se tromper ni nous tromper.




3) LA PRIMAUTÉ DE LA FÊTE DE PÂQUES SUR LES AUTRES FÊTES

Question  de Christénie ACAKPO, Cotonou.

Bonjour Mon Père. Dites moi qui pourquoi certaines personnes disent que la Pâques est la plus grande fête des chrétiens catholiques?

 Pourquoi la pâque? Y a t'il une nuance entre la pâque et la fête de pâque? ( Nadège HESSOU)


 REPONSES AUX QUESTIONS DE CHRISTENIE ACAKPO.


Père Serge Martin AÏNADOU, Cotonou

Je vous salue ma fille. En rigueur de terme, si l'on se situe dans la chronologie des évènements, on peut être tenté de dire que c'est la fête de Noël qui serait la plus grande des fêtes chrétiennes. Car sans elle, il n'y aurait pas eu Pâques. Le Verbe de Dieu s'est incarné d'abord avant qu'il y ait passion, mort et résurrection. Cette réflexion n'est pas totalement erronnée, puisqu'elle prend en compte la chronologie historique des évènements. Toutefois, dans l'Ordre de la naissance de la foi, les choses ne peuvent pas être classées ainsi. A coups sûr, nous, nous situons sur un plan chronologique si nous soutenons la première thèse. Mais les premiers chrétiens ne perçoivent pas l'ordre des choses ainsi. Pourquoi?? me demanderez-vous? Rigoureusement, les gens ont commencé par faire des enquêtes sur la vie de Jésus juste après le Grand évènement de la Résurecction. Qui cet Homme était? On verra par exemple saint Luc qui, dans le prologie de son Evangile, affirmer avoir entrepris de réunir des informations sur le Seigneur après des enquêtes... Pendant la vie de Jésus avant l’Évènement central de la Résurrection qui a bouleversé toute l'histoire, personne ne se préoccupait d'écrire son histoire, de mettre par écrit les miracles qu'Il accomplissait, ses Enseignements dans les Synagogues... 


C'est après sa Résurection que les yeux des Apôtres s'ouvrirent et ils comprirent le sens profond et exact de tout ce qu'il disait et faisait. Voilà pourqoui, les évangiles ne sont pas des reportages, mais cette Bonne Nouvelle de la Résurrection qui, de la Résurection, eut la Lumière sur le reste de la Vie de Jésus: Sa Naissance, les différentes étapes de sa Vie grâce aux puissants témoignages des Apôtres, témoins oculaires de tous ces Evènements et avec l'aide de l'Esprit-Saint. Saint Matthieu et saint Jean en sont les exemples les plus vivants. Saint Marc qui fut le secrétaire de saint Pierre eut toutes les informations crédibles auprès de ce dernier. Saint Luc, notre cher médecin, s'enquérit auprès des disciples... Alors, leur source reste unique. Ce sont les Apôtres.

A partir de là, on comprend aisément que c'est l'Evènenement central de notre foi, la Résurrection du Christ, sans quoi, dira Saint Paul, notre foi est vaine, qui déclencha tout. C'est cela qui agit comme catalyseur. S'il n'y avait pas eu Résurrection, les Évangiles n'existeraient pas. Noël non plus. L'Eglise catholique n'existerait. Les sacrements non plus. Et la foi n'aurait aucun sens. Elle serait réduite, peut-être, à une simple croyance en un homme prodigieux du passé comme un druide et qui disparaîtra avec le temps. Or Jésus est vivant et il continue d'être contemporain à chacun d'entre nous. De sorte qu'il est le Centre de toute l'histoire, l'Alpha et l'Oméga...  Voilà, ma fille, la raison fondamentale pour laquelle nous affirmons sans ambages que la fête de Pâques est la plus grande des fêtes.

Une autre préoccupation: nuance entre pâque et fête de pâque. Il n'y a aucune nuance à proprement parler. On peut supposer que, lorsque l'on parle de fêtes de pâques, "fêtes" au pluriel, on sous-entend, et le dimanche de pâques et le lundi de pâques; et d'un point de vue liturgique, la fête ne se réduit pas qu'au lundi de pâques; il faudrait y ajouter aussi l'octave qui signifie 8 jours. Mais il convient d'attirer l'attention  sur une autre différence essentielle entre "pâque" au singulier et "pâques" au pluriel. Où se trouve la différence? Le mot "pâques", vient du mot hébreu "PeSaH" qui signifie passage. Alors, écrit au singulier, cela renvoie à la fête de la pâque juive ( Ex12), et au pluriel, cela renvoie à la Pâques chrétienne (1 Cor, 5,7).




4) POURQUOI LES IMAGES DE JÉSUS OU DE SAINTS ALORS QUE DIEU A INTERDIT CELA EN EX. 20,4

Question  de Françoise AGBODJO, Paris

La Bible et plus précisément l'un des 10 commandements de Dieu dans l'exode nous dit " tu ne te feras point d'image et tu ne te prosterneras point devant elle".

Ce passage me revient toujours en tête quand je vois l'image ou la photo qu' on considère comme Jesus et devant lequel nous nous prosternons. Il en ai de même pour certains statuts qui sont peut être à l'image des Saints qui ont existé mais dont on n'a l'image parfaite pour le reproduire.
Éclairez moi sur ce point : la réprésentation de Jésus-Christ et de nos Saints.





 REPONSES AUX QUESTIONS DE Françoise AGBODJO.

Père Serge Martin AÏNADOU, Cotonou

Je vous salue ma fille. Votre préoccupation est d'un grand intérêt. C'est d'ailleurs l'un des sujets sur lesquels nous attaquent nos frères les séparés. Mais en fait de problème, c'est un non lieu. Lorsqu'on lit le livre de l'Exode au chapitre 20 verset 4, Dieu interdit toute représentation quelconque d'images taillée ou autres:

" Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face. 4Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. 5Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point; car moi, l'Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l'iniquité des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent,…".

Il convient d'aborder le sujet avec une large intelligence des Ecritures. Cette interdiction divine s'inscrivait dans un contexte particulier et engage toute la pédagogie d'un Dieu Personnel qui s'autorévélait graduellement à un peuple, encore soumis à l'influence de l'idolâtrie par les peuples voisins, pétris de l'astrologie comme les Chaldéens.  Le sommet de cette déviation fut le retour infantile du peuple hébreu au veau d'or à qui il attribuera sa délivrance de l'Egypte. C'est dans ce contexte houleux que sortit la sentence divine.  Mais lorsque l'on prend toute l'histoire de l'autorévélation progressive de Dieu dans sa globalité et la prise de conscience graduelle du peuple hébreu comme un peuple élu par un Dieu unique et mis à part parmi tous les peuples, on se rend compte que l'éducation que Dieu a voulu donner aux enfants d'Israël par cette Loi trouve sa signification à moitié dévoilée dans cet extrait du Livre de la Sagesse où Dieu déclara:

"
Oui, vains par nature tous les hommes en qui se trouvait l'ignorance de Dieu, qui, en partant des biens visibles, n'ont pas été capables de connaître Celui‑qui‑est, et qui, en considérant les oeuvres, n'ont pas reconnu l'Artisan.
 
13.2 Mais c'est le feu, ou le vent, ou l'air rapide, ou la voûte étoilée, ou l'eau impétueuse, ou les luminaires du ciel, qu'ils ont considérés comme des dieux, gouverneurs du monde;
 
Que si, charmés de leur beauté, ils les ont pris pour des dieux, qu'ils sachent combien leur Maître est supérieur, car c'est la source même de la beauté qui les a créés.  Et si c'est leur puissance et leur activité qui les ont frappés, qu'ils en déduisent combien plus puissant est Celui qui les a formés. Car la grandeur et la beauté des créatures font, par analogie, contempler leur Auteur. Sg 13, 2-6.  
 
Cette déclaration divine s'appliquent, non pas à ceux qui vénèrent les images des saints, les statues de la Vierge ou de Jésus ( puisqu'on n'adore pas les images ni les statues), mais à tous ceux et celles qui, abandonnant le vrai Dieu, s'égarent dans les dédales de la magie, du veaudou, de l'éostérisme, de l'astrologie, de l'horoscope avec la croyance en des luminaires. Ce que défend Ex 20,4. La mauvaise compréhension de ce passage se situe justement à ce niveau: Où se trouve l'idolâtrie?
 
 
Si le livre de la Sagesse dévoile à moitié la défense divine en Ex20,4, l'épiphanie de Dieu à travers la visite des Rois Mages révèle définitivement l'Auteur de toutes choses. Dieu s'étant incarné, nous révélant le Visage parfait du Dieu invisible, toute référence à des luminaires comme des étoiles s'estompe. Voilà pourqoui, l'étoile, lorsqu'elle a finit de conduire les Rois Mages au Christ dans l'étable, disparut aussitôt. Le Dieu que nous avons longtemps cherché est là désormais. Une nouvelle ère commence. Il est hors de question de représenter autre chose en dehors de Celui qui s'est fait Homme, Jésus-Christ, Image parfaite du Père. Alors, Dieu a pris en compte notre humanité qui aime toucher, goûter, palper. C'est le sensible lié à notre être de chair. Nous ne sommes pas qu'esprit; nous sommes aussi corps. 
 
A partir de là, il n'y a aucune idolâtrie à représenter Dieu. Car il a épousé notre condition humaine. On le connait par l'autorévélation qu'il fait de Lui-même. Dans cette économie, on peut s'autoriser de représenter des icônes de la Vierge Marie et de saints, car étant aussi comme nous, créés à l'image et à la ressemblance de Dieu. Il n'y a aucun drame à cela. Ce n'est pas parce que j'ai une photo de mon papa ou de ma mère que je l'adore. Mais c'est un souvenir anthropologique fondamental qui me situe et me rappelle qui je suis dans une mémoire collective.
 
Le débat de l'interdiction de toutes représentation idolâtre est ailleurs et s'applique rigoureusement à toutes formes d'ésotérisme et d'occultisme anciennes comme actuelles qui nous éloignent de Dieu et défigurent l'image de Dieu en nous. 
 
 
 
5) JUDAS EST-IL TRAITRE OU VICTIME?

Question  de Célestin

 Quand on considère cette partie des textes Bibliques qui dit que Satan est entré en Judas juste après que Jésus lui ait remis le morceau trempé ou le fait que Jésus même a exhorté Judas à faire ce qu' il devait faire, doit on considérer Judas comme un TRAITRE ou une VICTIME du plan de Dieu pour l' accomplissement de ce qui avait été écrit sur le Fils de l' Homme ?

Que serait notre humanité sans la mort et la resurrection du Christ? (Baudelaire TOGNISSE, (Calavi) 



 REPONSES AUX QUESTIONS DE CELESTIN.

Père Serge Martin AÏNADOU, Cotonou

Je vous salue mon fils et vous remercie pour votre préoccupation. Aucun plan de Dieu n'interfère le cours du libre exercice de notre liberté. Et cette liberté, c'est un attribut très puissant par lequel nous ressemblons fortement à Dieu. C'est quoi cette liberté? Ce n'est pas le droit de faire ce que l'on veut, comme l'on veut. Ce n'est pas une permissivité. Non. C'est plutôt cette faculté ou cette capacité que nous confère la grâce de Dieu de choisir fondamentalement le bien et de rejeter le mal. Dieu la respecte en nous. Et nous y aide d'ailleurs par la formation de notre conscience. Judas avait la possibilité non seulement de se refuser de trahir le Maître; mais, mieux encore, si l'on concède son forfait, de regretter le mal fait et de s'en détourner comme Pierre qui pleura son reniement ( qui est aussi trahison à une autre échelle). Or, Judas se suicida. On ne peut s'arracher égoïstement la vie, comme si on en était l'auteur.  C'est un peu comme si on se disait " je n'accepterai jamais l'échec, l’infamie de mon vivant...).

Le plan de Dieu est toujours un bon plan pour nous, même s'il y a un échec apparent dans notre vie. Il tire toujours le bien du mal. Judas a trahi Jésus par sa faiblesse pour l'argent. C'est évident. C'est par là que le démon est entré en lui malgré les avertissements indirects de Jésus pour l'en épargner: "Ce que tu veux faire, fais le vite...". Mais, comme Pierre, il peut se répentir en confessionnal, prendre la ferme résolution de ne plus recommencer, et s'engager à faire confiance en la Miséricorde de Dieu.


Une dernière préoccupation: Que serait notre humanité sans la mort et la résurrection du Christ?

Notre humanité, mon fils, perdrait de son sens et sera vouée à un échec total. Ce que Dieu ne pourra permettre. Car tout ce qu'Il a fait de ses mains est très bon. Alors, Son Amour ne peut rester longtemps insensible à nos souffrances... Il est Amour par essence.

Je vous bénis!


 









Un Prêtre vous écoute/Pour un coeur à coeur



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DISCERNER UNE VOCATION :

Question  de Denis Luc

 Bonsoir Père
merci pour vos réponses. j'ai des questions:
-Comment peut-on discerner réellement sa Vocation? est ce déjà quand j'aime les filles que j'ai la vocation de se marier Ou bien quand les déceptions se multiplient avec les filles ou bien quand elles n'acceptent toujours pas mes avances voudraient dire que je me suis trompé de vocation ?
le discernement de la Vocation a-t-il un age donné? Si oui que faire pour ceux qui ont dépasser cet âge?



 

 REPONSES AUX QUESTIONS DE DENIS LUC.

 

Père Moïse N. KOUMAKPAI, Rome

On ne peut parler de vocation et se faire réellement comprendre que par quelqu’un qui en a déjà une ou qui se sent en avoir une. 

L’Arbre tombe du côté où il penche, dit-on ! Mais pourquoi ? Est-il bousculé par un vent  passager ? Alors s’il tombe sous l’effet de ce dernier, sa chute sera considérée comme un accident. Est-il orienté par son poids ?  Alors on dira que c’est normal ! Il a suivi le cours de son histoire ! Mais pourquoi c’est normal ? Est-il orienté par la recherche de la lumière du soleil, sans quoi il ne pourra ni grandir, ni porter ses fruits ? Alors son inclination répond à une loi, à un appel. Car tout arbre est appelé à grandir et à porter des fruits. 

Mon Cher Ami Denis LUC, jusque-là, j’avoue que je n’ai encore rien dit concernant ta préoccupation, mais je suis certain que cette présentation ne te laissera pas indifférent. Soit !

  1. « Comment je peux discerner ma vocation (vie maritale ou consacrée) 
Cette question doublée que tu me poses appelle une triple réponse :
1.      Inclination vers la vie sacerdotale :
« Comment je peux discerner ma vocation : vie consacrée ?

Veuille retenir que par définition, une vocation est un appel de Dieu à embrasser un choix de vie déterminé qui ne soit ni un rêve ni une recherche de soi, mais l’aspiration ou le désir profond de se mettre au service des autres à travers ce choix. Plus tard, les accompagnateurs se chargeront d’étudier clairement le point de départ ou l’élément déclencheur de ce désir tout en le purifiant afin de le rendre authentique. Mais Dieu qui appelle, appelle par tous les moyens de son choix à lui. Permets que je t’en donne trois exemples.

  • Un petit enfant disait un jour à sa mère : « Maman, j’aimerais être comme le Père X,
pour conduire une grosse moto rouge. J’aimerais être comme le Père Y, pour porter les verres. Et j’aimerais être enfin comme le Père Z, pour conduire la voiture Peugeot ! ». Il n’avait que 4 ans et ne connaissait que ces 3 braves curés qui étaient d’ailleurs amis de ses parents. Ce n’était donc qu’un rêve d’enfant. En grandissant il comprendra mieux.
  • Jean DANSOU, un jeune catéchumène qui aimait aller à la messe et qui avait une passion
remarquable pour la prière, trouvait insuffisantes les séances de prière en groupe demandées par son curé aux catéchumènes. En lui, grandissait effectivement une soif qu’il n’arrivait pas à s’expliquer. Il allait, seul et souvent dans la nature, dans la brousse, ou à l’église pour s’offrir des journées de récollection. Il arrivait même, de temps en temps, qu’il allasse, seul et discrètement, au clair de la lune, sarcler et nettoyer la cours de l’église de son village. 

Voilà un petit « Samuel » qui aura besoin du discernement d’un grand « Eli », pour comprendre réellement ce que le Seigneur attend de lui. Jean avait 14 ans. Alors, remarquons qu’un germe de vocation bourgeonne réellement en lui. Mais lorsqu’il entrera au Séminaire, on lui apprendra que, pour être prêtre, il faut les 3 « S » : Santé, Spiritualité et Science.
  • Enfin un dernier exemple : la vocation d’un jeune polonais qui s’appelait Karol Wojtyla :
Né en 1920, Karol Wojtyla a perdu sa mère à l’âge de 9 ans, et ce n’était pas fini. Il perdra sous peu son frère aîné dans une Pologne régie par le Pacte germano-soviétique et donc partagée durant la Deuxième Guerre Mondiale, entre l’Allemagne nazie et ce qu’on appelait l’Union Soviétique. Il sera donc obligé de vivre seul avec son père, un homme profondément religieux et austère, d’une vie marquée par une prière constante et qui passait donc des nuits à prier. Le jeune Karol, après des expériences de vie, entrera au Séminaire et sera Prêtre. Devenu grand, il confessa que la vie qu’il menait avec son père était "une sorte de séminaire domestique"

Ce jeune homme, nous savons ce qu’il est devenu. Il dira : "L’histoire de ma vocation sacerdotale ? C’est Dieu surtout qui la connaît". Selon lui, une vocation, « c’est d’abord le mystère de l’appel, du choix de Dieu ; puis la prise de conscience en une succession d’étapes ». (voir http://www.mavocation.org/vocation/appel/1501-jean-paul-ii-vocation-don-et-mystere.html).

2.      Vocation à la vie matrimoniale :

            « Comment je peux discerner ma vocation : vie maritale ?
Retiens mon frère qu’en dehors du désir intense et intérieur qui incline vers la prière, le célibat sacerdotal et tout ce que cela suppose, il y a la forte inclination à aimer et embrasser tout le reste sauf se faire prêtre. On sent donc en soi, le grand désir de servir autrement l’Eglise ; d’avoir une profession qui permette de bien vivre sa vie ; d’avoir une place dans la société ; de s’engager dans la vie sociopolitique ; de fonder une famille (église domestique). Tout ceci constitue la vocation au laïcat qui s’épanouit dans la vie matrimoniale et qui constitue un très grand soutien pour la vocation sacerdotale ou religieuse.

3.      L’entre deux vocations : le cœur balance et se demande comment discerner ?
Antoine GANGBO, un universitaire, voulait se faire prêtre pour s’occuper des orphelins. Il en était bien décidé et en parlait très souvent avec son curé, jusqu’au jour où il rencontra pour la première fois Jessika, une belle fille, « jolie figure de biche », comme dit GADJI CELI dans son album,  la femme de feu où dans un vers de 6 pieds, on fait rimer : « Derrière un grand Monsieur » avec « Se cache une femme de feu » (tellement magnifique). (Voir sur Youtub : Gadji Céli, la femme de feu.

Depuis la rencontre avec Jessi, le cœur d’Antoine n’arrivait plus à se calmer et il ne respirait que Jessi…Au cours d’un entretien, le curé qui a fini par discerner cette vocation, l’a rassuré en lui disant qu’il pouvait bien se marier avec la jeune fille et s’engager pour la cause des orphelins. Depuis cet entretien, Antoine s’est senti en paix avec lui-même. Voilà un discernement, il nous laisse apaisé, renforcé à faire le bien dont on est déjà convaincu. Le vrai discernement nous laisse sans regret et sans nostalgie. Il a pour résultat de nous rendre prêt à vivre la radicalité du choix.

Alors Antoine a évolué pas-à-pas avec Jessi, sans brûler les étapes de l’amour I love you. Ce qui montrait qu’il était vrai, sincère et heureux. Les deux firent donc le cheminement vers les fiançailles et la célébration du Mariage.

B.     Comment reconnaître son âme sœur ?

Mon Ami Denis LUC, en ma quinzaine de vie sacerdotale, je crois avoir célébré déjà, plus
d’une cinquantaine de mariages, mais je n’ai pas encore rencontré une histoire d’amour qui ressemble à une autre. Les mariages se ressemblent mais ont chacun une histoire particulière. Toutefois, laisse-moi te rassurer que ce sont toutes, des histoire d’alliances qui ont comme base l’amour et le désir de vivre ensemble.

            Sur les cartes d’invitation au mariage, il y a souvent l’image de deux colombes ou de deux alliances. C’est très significatif : les colombes volent souvent ensemble et toujours dans la même direction. Les anneaux ou alliances se ressemblent. Ne dit-on pas : « qui s’assemblent se ressemblent ? » Il serait également vrai de dire : « qui se ressemblent, s’assemblent ». Entre deux âmes sœurs, il doit donc avoir des points communs, des aspirations communes….Ce qui agrémentera la vie conjugale quand, avec les âges, l’amour conjugal se transformera en amour fraternel tout court. Parce que, avec l’âge, les Epoux deviennent frère et sœur gérant le quotidien à se soutenir pour ne pas détester le déjà vu, déjà fait, déjà connu et déjà manger….

            Grâce à l’ouvrage, Glorieuse rencontre, Comment recevoir du cœur du Père son époux(se)

de Denis et Suzel BOURGERIE (un couple ami), tu pourras mieux te renseigner. On y demande, d’avoir des idées claires sur le profil de « sa future » ou de « son futur », afin de pouvoir le, (la) reconnaître sans trop hésiter. Il conseille donc de tracer le portrait de l’âme sœur en 8 points précis et de prier en conséquence. Cela paraît trop mathématique, mais c’est efficace. Retiens qu’il faut aborder l’autre avec le désir de faire du sérieux.
Après 15 ans de fourvoiement Blague revient vers Vérité qui fut son premier Amour mais  qu’il avait malheureusement abandonnée par hésitation. Cette dernière demeurée depuis lors marquée par cet échec, a toujours hésitait à s’engager avec quelqu’un d’autre. Après 15, Blague se rend compte qu’il se trompait et refit apparition : 15 ans de temps perdu ! Dis à une personne âgée que Dieu va la rajeunir de 15 Ans et elle te dira aussitôt ce doit rattraper !

Denis LUC, je crois avoir proposer des solutions à ta préoccupation. On connait réellement sa vocation à l’âge où on a le courage de l’embrasser. N’oublie pas : « Les vocations manquées déteignent sur toute l'existence ». Honoré de Balzac. « Une vocation est un miracle qu'il faut faire avec soi-même ». Louis Jouvet.
Alors, bonne chance !

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  Question de CAKPO Hornice Moriate.




Père j'ai fait un rêve qui m'inquiète beaucoup. Dans ce rêve je vois venir à moi des cadeaux. Aussitôt un homme que je connais, vêtu de rouge viens se poser sur mon regard et me regardait d'une manière étrange Quelques mois après, je fais encore un rêve où je balayais la maison de la même personne. Aidez moi Père! cela hante



Réponse du Père Serge Martin AÏNADOU.

Je vous salue ma fille. J'ai lu votre préoccupation et je demande au Seigneur de vous accorder la grâce de la confiance. Le rêve dont vous me faites part exige, pour une réponse adéquate, un certain nombre de considérations. Toutefois, je m'en tiens aux symboles "cadeaux", "vêtement rouge" et "maison" que vous semblez mettre au propre dans votre rêve. Si j'admets que le rêve, d'un point de vue scientifique, requiert un mécanisme de refoulement au niveau de l'inconscient, il est difficile, sans analyse approfondie, de trouver toute de suite une explication spirituelle à votre rêve. En tentant une réponse avec beaucoup de réserve, on peut postuler pour une situation d'affectivité non encore bien murie. 

 

La présence de cadeaux peut traduire, en effet, un besoin d'attachement voire de sécurité recherchée auprès d'un tierce et pas forcément auprès de l'homme de ce rêve et que vous connaissez par surcroît. Alors les questions qui sautent à l'esprit, c'est de se demander si l'homme en question serait un proche, un parent, un ami ou une simple connaissance ou encore, quelqu'un qui pense sérieusement cheminer avec vous vers le mariage. Car le rouge évoque la passion, probablement un lien fort entre vous et la personne ou réciproquement... Cette même couleur peut, en se dégradant, évoquer, à l’inverse, un feu explosif  et non purifié de sentiment de destruction: haine, rancoeur, conflit, colère dangereuse...

Mais, par delà, tous ces éléments, celui à qui vous devez vous attacher fortement est Jésus-Christ. C'est cela le plus important. Il ne peut jamais vous regarder de façon étrange et ne peut pas non plus vous offrir des cadeaux empoisonnés. L'inquiétude qu'a suscitée en vous ce rêve m'oblige à vous demander de beaucoup prier, et ce, en dehors même du rêve afin que la paix du Seigneur habite en vous. Voilà ce que je pense vous dire. Si éventuellement, vous n'êtes pas toujours satisfaite, vous pouvez toujours m'écrire et, avec l'aide de l'Esprit-Saint, nous tenterons de vous éclairer. Que la bénédiction du Seigneur repose sur vous.

Un prêtre vous écoute/ Pour un coeur à coeur

Cette rubrique est une possibilité offerte aux internautes pour poser diverses préoccupations personnelles à un prêtre; ainsi que des intentions de prières. Pour préserver l'anonymat, vous pouvez écrire directement dans la boîte électronique de " Les Maux de ma foi" sous un pseudonyme:  lesmauxdemafoi@gmail.com ou publier directement votre préoccupation sur le blog, dans cette rubrique "Un prêtre vous écoute", si tel est votre choix. A vos plumes donc!


 

  Question de Chimène TOHONON.

 

Merci père pour les éclaircissement que vous nous apportiez.
Parfois on se demande si sa vocation est de se marier, de se consacrer,ou de rester neutre et on se sent pris au piège. On voudrait bien se marier ( et on demande à Dieu, accorde moi le mariage et on espère qu' il nous l' accorde car il a dit lui même demandez, on vous donnera; chercher....) Mais il y a une voix intérieure qui te dit que ta vocation est ailleur.Mais si le Seigneur même nous a créé libre, pourquoi parfois il nous impose des choses? Est ce que ce qu' on peut faire à travers le sacrément de l' ordre , on ne peut pas le faire à travers le sacrément de mariage? Les deux ( ordre et mariage) ne s' équivalent pas? Père eclairez nous SVP.



Réponse du Père Serge M. AÏNADOU.

 

"Si le Seigneur même nous a créé libre, pourquoi parfois il nous impose des choses? Est ce que ce qu' on peut faire à travers le sacrément de l' ordre , on ne peut par le faire à travers le sacrément de mariage? Les deux ( ordre et mariage) ne s' équivalent pas?"

 

 Je vous salue ma fille et je vous remercie pour vos questions. Il importe de commencer par noter que Dieu ne nous contraint jamais à des choix qu'il nous imposerait. Certes, il nous propose de choisir le bien et de rejeter le mal; et obligation nous faite, au nom de la liberté libératrice, d'agir ainsi, non pas pour le contenter,  mais pour nous-même, pour entrer dans sa perspective de bonheur pour nous. Car la liberté, ce n'est pas faire ce que l'on veut et n'importe comment. C'est choisir fondamentalement le bien et rejeter le mal.

 

Je pose ces prémisses pour vous rappeler que, en matière de mariage et de l'Ordre, deux sacrements institués par Dieu Lui-même, le choix reste libre au sens de l'appel ou de la vocation. Ce n'est pas que l'un soit mauvais et l'autre bon. Non! Ces deux sacrements introduisent dans un état de vie spécifique, en vertu duquel notre liberté s'exerce efficacement sur le bien. Ce bien, c'est quoi? C'est de se sanctifier. Si dans le mariage, l'homme et la femme sont appelés à devenir une seule chair Gn 2, 18-24, dans le sacrement de l'ordre, par contre, -sacrement par lequel seul un laïc baptisé et sérieusement éprouvé dans toutes les dimensions humaine, morale et intellectuelle de son être, est ordonné prêtre-, c'est Dieu qui est donné à l'homme par un médius, un intermédiaire, le prêtre. Et là, seule la culture de l'esprit comme dans le mariage ne peut plus suffire. C'est l'homme tout entier qui est transformé et passé lui-même par une succession d'épreuves en vue d'une science expérimentale qu'il devra acquérir en vue de conduire Dieu aux âmes et les âmes à Dieu. 

 

Alors, Dieu y appelle qui il veut comme au mariage aussi qui reste une belle vocation. L'un engendre spirituellement. C'est le prêtre. C'est pourquoi il est Père. Et l'autre, biologiquement. Il s'agit de notre mère et de notre père au plan humain. Donc, visiblement, pour vous répondre, ce qu'on peut faire à travers le sacrement de l'ordre, on ne peut pas le faire à travers le sacrement de mariage. L'autre élément, c'est que les époux peuvent avoir d'enfants. Le prêtre non, car il est Père d'une multitude, sans amour exclusif et partisan. Mais attention! Il faut se garder DE STRATIFIER ces deux sacrements. Chacun a sa dignité. La préséance du sacrement de l'Ordre sur le sacrement de mariage, par contre, ne réside pas dans une question de valeur morale, mais s'origine dans son caractère prophétique. La vie d'oblation du prêtre que traduit son célibat consacré relève de son être même qu'il offre, en la Personne du Christ Lui-même avec ses sentiments et volonté, affectivité et pensée, en sacrifice à l'autel du Seigneur. Le prêtre est aussi prophétiquement le signe visible et anticipé de notre devenir chrétien où nous serons comme des anges. Et pourtant, le prêtre est en devenir d'être saint. Mais le pouvoir dont il dispose pour rendre Dieu présent à l'humanité pécheresse surpasse le pouvoir des anges. C'est la grâce de la Miséricorde qui se déploie dans des vases d'argile.

 

Alors parler d'équivalence n'est pas un terme très adéquat. Le prêtre et le marié sont égaux en dignité par le baptême. Mais par le sacerdoce ministériel lié au pouvoir d'Ordre, le Prêtre devient Père, non pas pour dominer et exprimer une suprématie, mais pour servir Dieu à travers ses frères en humanité. C'est un privilège, car il s'agit d'une élection divine particulière qui met le prêtre à part, capable de porter la souffrance de l'autre, et de se rendre plus universellement disponible, tout à tous. Mais ce n'est pas la propriété des époux, appelés à se donner exclusivement l'un à l'autre, en signe de l'Alliance nuptiale et mystique unissant le Christ à l'Eglise son épouse.

 

A chacun alors de découvrir en toute liberté de conscience sa vocation: Suis-je appelé à quoi? Quelle est ma vocation? Serai-je heureux et épanoui dans quel état? Est-ce dans la vie consacrée ou dans le mariage?


Voilà la réponse que je peux vous donner. Je vous bénis de tout cœur.

Un prêtre vous écoute/ Pour un coeur à coeur



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  Question deArielle SINGOGBIN.


Bonjour Père. Nous avons assisté à un phénomène surnaturel en cette après midi du dimanche 22 Novembre 2015 au stade de l'amitié de Cotonou.  C'est le jour de la Solennité du Christ Roi de l'univers. Juste avant le début de la messe au stade, nous avons assisté à un joli phénomène de la danse du soleil. Tout le stade s'est mis à crier d'étonnement mêlé de joie, les yeux levés vers le ciel, de son côté ouest
C'était bien étrange!


Alors Père, que doit-on comprendre par ce phénomène qui, pour une deuxième fois, se reproduit. La première fois, c'était en 2011, lorsque le Pape Benoît XVI devrait célébrer la messe au même stade. C'est maintenant la deuxième fois.


Alors, expliquez nous ce miracle du soleil dansant? Merci.




Réponse du Père Serge AÏNADOU

Je vous salue ma fille. Je m'en vais vous répondre


Dans sa lettre pastorale du 13 octobre 1930, approuvant les apparitions et le culte de Notre-Dame de Fatima, Monseigneur l'Evêque de Leiria-Fatima, après diverses considérations, en arrive au grand "Prodige solaire", qu'il résume en ces termes :

 

" Le phénomène solaire du 13 octobre 1917, décrit par les journaux de l'époque, a été le plus merveilleux et celui qui a causé le plus d'impression sur toutes les personnes qui ont eu le bonheur de le contempler. - Les trois enfants avaient fixé d'avance l'endroit et l'heure où il devait avoir lieu, et leur prédiction eut vite fait de parcourir tout le Portugal. Aussi, malgré une journée mauvaise et pluvieuse, des milliers et des milliers de personnes se sont-elles trouvées à Fatima à l'heure de la dernière apparition. Et cette foule a assisté à toutes les manifestations de l'Astre-Roi, qui rendait ainsi hommage à la Reine du ciel et de la terre, plus brillante que le soleil à l'apogée de son éclat, comme le dit le Cantique des Cantiques. Ce phénomène, qu'aucun observatoire astronomique n'enregistra, et qui par conséquent n'était pas naturel, des personnes de toutes les conditions et de toutes les classes sociales le virent de leurs yeux..., même des gens qui se trouvaient à des kilomètres de distance, ce qui détruit toute explication par illusion collective"


L'Hypothèse de l'illusion collective existe. Mais il est difficile de la soutenir puisqu'on ne peut réduire une foule de personnes à cette cause pathologique connue, appellée l'hallucination et liée à une psychose en psychiatrie. Lorsqu'on considère des personnes, prises de façon individuelle et isolée, c'est possible. Mais jamais de façon collective. Le phénomène solaire, dans le contexte des apparitions de Fatima, est historique et existe. L'évêque de Léira parle en termes de l'Astre-Roi. D'ordinaire, lorsqu'on rapporte ce phénomène du soleil qui danse, ils sont des milliers à y assister comme s'il s'agissait d'un phénomène naturel de l'éclipse solaire. Mais ce dernier  phénomène on peut l’enregistrer pendant ses manifestations. Mais lorsque le Créateur investit sa création de sa puissance paracosmique, il peut devenir difficile de capter le prodige du soleil dansant comme à Fatima... 


Si j'évoque ce cas historique des apparitions de Fatima, ce n'est pas d'abord pour que vous établissiez un rapport systémique entre ce que vous rapportez et ce prodige solaire unique ( de peur de tomber dans le piège de la parodie de la superstition), mais c'est pour vous dire que le phénomène solaire existe dans l'histoire de l’Église et est scientifiquement difficile d'explication rationnelle, surtout lorsque c'est Dieu qui intervient directement dans son univers pour y dire sa Seigneurie cosmique.Ce à quoi vous dites avoir assisté ce dimanche de la solennité du Christ-Roi de l'univers, et que de nombreux témoins ont vu, est également rapporté sous d'autres cieux. Voir ce phénomène sous un angle du paranormal présumé ne serait pas exagéré, surtout qu'il n'y a pas eu un mythomane affabulateur qui s'en serait attribué, à lui seul, la vision privée et que la visualisation ( je préfère ce mot) est collective.


 Parler donc de miracle, sans que cela ne soit pas une simple illusion dans le cœur de ceux qui ont bénéficié de cette faveur en scrutant le ciel, relève de l'autorité compétente de l’Église. Un dernier élément. Notre foi ne repose pas sur les signes qui peuvent, tout de même,  nous conduire à leur Auteur Jésus-Christ, Verbe de Dieu fait chair, s'il est établi qu'il s'agit d'un vrai signe du Seigneur.

 

Voilà la réponse que je peux vous donner, tout en vous recommandant à la joie et au bonheur d'aimer Jésus et d'être aimé par Lui, Lui notre Vrai et Seul Soleil levant sur nos ombres de doutes.

Un prêtre vous écoute/ Pour un coeur à coeur


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  Question de Chimène TOHONON

 Les chiffres et les nombres de la bible sont interprétés de différentes manières par les religions. Je veux citer 1; 3; 7;12; 666 et 144000 .les deux derniers se retrouvent précisément dans l' apocalypse de saint Jean.
Père qu' elle est la signification exacte de ces chiffres et nombres selon l' Église universelle.?


Réponse du Père Serge AÏNADOU

 Je vous salue ma fille et, vous remercie pour l'intérêt que vous portez à cette rubrique. Votre question est pertinente et elle est la bienvenue. Je vous réponds.


Dans la Bible et pour l’Église catholique, les nombres ont une valeur numérique, mais ils ont aussi une valeur symbolique. Ceci nous paraît étrange puisqu’il est inhabituel pour nous d’employer des nombres de façon symbolique. 

Le livre de l’Apocalypse, par exemple, utilise beaucoup la valeur symbolique des nombres, en raison, sans doute, du contexte de persécution particulièrement éprouvant pour la foi des chrétiens dans lequel le visionnaire de Patmos a reçu la Vision de l'Apocalypse. Je voudrais nommer saint Jean l'évangéliste.

 Le chiffre 7 représente la plénitude (par exemple, les sept jours de la création). Ainsi au début du livre de l’Apocalypse, les lettres aux sept églises s’adressent à la fois à des églises particulières de l’Asie mineure, mais aussi à l’ensemble des chrétiens. De même, les sept esprits (Ap 1, 4) désignent la plénitude de l’esprit.

  Le chiffre 3 et demi se retrouve à quelques reprises dans le livre de l’Apocalypse. Il s’agit de la moitié du chiffre 7. Ce chiffre est donc marqué par l’imperfection, la souffrance, l’épreuve et la persécution.


   Le chiffre 4 représente le monde entier, d'où les quatre points cardinaux.


   Le nombre 12 représente les tribus d’Israël et le nombre de disciples de Jésus. Il symbolise le rassemblement d’Israël, le peuple élu de Dieu. Pour l'auteur du livre de l’Apocalypse, ce sont les chrétiens qui sont ce peuple élu par Dieu.


 Le nombre 1000 évoque une grande quantité, qu’on ne peut chiffrer.


  Le nombre 144 000 représente le nombre d’élus (Ap 7,1-8). On pourrait dire que ce nombre est égal à 12 x 12 x 1000. Le nombre 12 représente Israël, le peuple élu, et 1000 une grande quantité, donc 144 000 symbolise la grande quantité de personnes du peuple d’élus et non pas juste quelques élus à qui le Ciel serait exclusivement prédestinés comme semble l'entendre les Témoins de Jéhovah. Si on ne connaît pas l’importance de la valeur symbolique des nombres, on pourrait penser qu’il n’y a que 144 000 places au ciel, ce qui n’est évidemment pas le cas. Donc c'est une erreur que de penser ainsi.


    Le nombre 666 est le mieux connu du livre de l’Apocalypse. Sa symbolique a marqué notre culture et, encore aujourd’hui, il représente le mal. On retrouve ce nombre particulier au verset 18 du chapitre 13 où il est question de la bête. Celui qui a de l’intelligence, qu’il interprète le chiffre de la bête, c’est le moment d’avoir du discernement : car c’est un chiffre d’homme : et son chiffre est 666

Comment avoir de l’intelligence et interpréter ce chiffre? Deux hypothèses sont les plus courantes. D’abord, il pourrait s’agir d’une façon de parler d’un personnage historique sans le nommer directement. Des historiens pensent particulièrement à un empereur romain qui a persécuté les chrétiens et sous le règne de qui Pierre est exécuté en l'an 64/65 de notre ère: Néron César.

Dans la langue hébraïque, on employait des lettres pour désigner des chiffres (a=1, b=2,…). Ce procédé se nomme gématrie. Le nombre 666 en lettres hébraïques peut correspondre à Néron César. On comprend l’auteur du livre de l’Apocalypse de ne pas utiliser le nom de l’Empereur par crainte de représailles. C'est le tyran : Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. La seconde hypothèse pour comprendre le nombre 666 est que contrairement au chiffre 7 qui est celui de la perfection, le chiffre 6 serait celui de l’imperfection.

Voilà schématiquement, ce que je peux vous répondre. Je vous bénis.





Enseignement de la semaine

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